L’immobilier et l’assurance-vie attirent les investisseurs qui cherchent à bâtir un patrimoine durable tout en profitant d’une fiscalité avantageuse. En 2025, plus de 1 900 milliards d’euros sont placés en assurance-vie en France, selon la Fédération Française de l’Assurance. Les supports immobiliers y représentent près de 12 % des encours, preuve de l’intérêt croissant pour ce type de placement immobilier mêlant rendement et sécurité.
Ce modèle attire, car il combine variation, revenus stables et souplesse fiscale. L’assurance-vie ne sert plus uniquement à transmettre un capital. Elle devient un outil complet de gestion patrimoniale. Grâce à des supports immobiliers variés : SCPI, OPCI ou SCI, chaque investisseur peut désormais accéder à l’immobilier sans gérer directement un bien de location.
Dans ce guide, vous découvrirez comment ces contrats fonctionnent, quels types de supports immobiliers existent, quels risques anticiper et quelles tactiques permettent d’optimiser vos gains fiscaux. L’ambition est claire : vous aider à transformer votre épargne en un investissement immobilier rentable, pérenne et cohérent avec vos objectifs de vie.
La base de l’assurance-vie et les supports accessibles
Investir à travers une assurance-vie ne se limite plus à des placements en finance classiques. Aujourd’hui, l’enveloppe s’ouvre à l’immobilier sous plusieurs formes. Avant d’envisager un versement, il faut comprendre comment le contrat d’assurance structure votre épargne et répartit les menaces.
Deux modes de gestion, deux logiques
Chaque contrat d’assurance-vie propose une gestion libre ou pilotée.
En gestion libre, vous sélectionnez vous-même vos supports, vos parts de SCPI, vos unités de compte ou vos actifs en finance. Vous gardez le contrôle total sur la répartition et les arbitrages.
En gestion pilotée, un professionnel gère votre contrat selon votre profil de risque, votre horizon et vos objectifs de rendement. Ce mode séduit les investisseurs qui souhaitent déléguer tout en bénéficiant d’une performance adaptée à leur tolérance au danger.
Le contrat se compose généralement de deux poches :
- Le fonds en euros : sécurisé, avec un taux de profit annuel souvent compris entre 2,5 % et 3 % en 2025. Le capital y reste garanti.
- Les unités de compte : elles regroupent les supports immobiliers, les actions, les obligations et les fonds diversifiés. Ces supports comportent un danger, mais aussi un potentiel de gains supérieurs.
Cette dualité entre sécurité et dynamisme offre un élargissement efficace pour votre patrimoine global.
Les supports immobiliers au cœur du contrat
On distingue 3 outils immobiliers compatibles avec l'assurance-vie
Les SCPI
Les Sociétés Civiles de Placement Immobilier (SCPI) permettent d’investir indirectement dans l’immobilier locatif sans contrainte de gestion. Vous détenez des parts immobiliers au sein d’une entreprise qui gère des bureaux, des commerces ou des logements. Le profit moyen des SCPI se situe autour de 4,2 % brut en 2025 (source : ASPIM). Dans une assurance-vie, les SCPI offrent une liquidité plus souple et une fiscalité plus légère, tout en générant des revenus réguliers.
Les OPCI
Les Organismes de Placement Collectif en Immobilier (OPCI) allient immobilier et actifs financiers. Environ 60 % du portefeuille est investi dans des biens immobiliers, le reste en actions ou obligations. Ce type de support offre un meilleur cash-flow que les SCPI et une performance souvent plus volatile. Les OPCI conviennent aux investisseurs à la recherche d’un équilibre entre rentabilité et accessibilité de leur argent.
Les SCI
La SCI intégrée dans une assurance-vie agit comme un fonds mutualisé. Les capitaux sont placés dans des immeubles résidentiels ou tertiaires. Ce support convient à ceux qui souhaitent une approche long terme tout en déléguant totalement la gestion. Il constitue un levier efficace pour diversifier un patrimoine et profiter d’avantages intéressants sur la fiscalité.
Comment fonctionne le placement immobilier via l’assurance-vie

Chaque versement alimente votre contrat d’assurance. Les fonds sont répartis sur différents supports immobiliers selon vos choix. Vous pouvez ajuster cette répartition à tout moment par un arbitrage. Les loyers, dividendes et plus-values générés par les parts viennent renforcer votre capital.
Le contrat permet aussi de débloquer l’assurance partiellement, sans vendre directement vos actifs. Vous pouvez procéder à un rachat pour financer un projet ou un achat immobilier tout en conservant vos avantages fiscaux. Certains investisseurs utilisent même leur contrat comme garantie pour un prêt destiné à un achat immobilier ou à un investissement.
Les tactiques d’allocation dépendent de votre profil. Un investisseur prudent privilégiera les fonds euros et les supports stables. Un profil plus dynamique combinera SCPI, OPCI et SCI pour accroître les profits et profiter de la reprise du secteur immobilier.
Pourquoi combiner immobilier et assurance-vie ?
Associer immobilier et assurance-vie permet d’équilibrer rendement, sécurité et souplesse. En 2025, selon Malakoff Humanis, près d’un épargnant sur trois choisit ce modèle mixte pour diversifier son patrimoine total. Cette combinaison attire les entrepreneurs cherchant à limiter les risques liés au secteur de location tout en conservant une performance durable.
L’idée est simple : répartir son capital entre plusieurs supports immobiliers (SCPI, OPCI, SCI) et d’autres actifs financiers. Ainsi, une partie reste liquide, l’autre génère des revenus réguliers. Ce modèle crée un placement immobilier sans gestion quotidienne et sans contraintes de locataires.
Diversification et stabilité
La multiplication réduit les aléas d’un investissement immobilier concentré sur un seul bien. Les SCPI, par exemple, distribuent des loyers issus de nombreux immeubles. Les OPCI associent immobilier et placements en finance, offrant un meilleur cash-flow. Les SCI gèrent des immeubles via une société civile immobilière, adaptée à un horizon long terme.
Selon les experts, ces supports immobiliers offrent un profit brut moyen de 4 à 4,5 % en 2025. Les gains sont versés sous forme de loyers ou de plus-values, tout en profitant de la fiscalité avantageuse de l’assurance-vie.
Des avantages fiscaux concrets
L’assurance-vie reste un outil fiscal puissant. Après huit ans, les avantages taxables deviennent significatifs : abattement annuel de 4 600 € (personne seule) ou 9 200 € (couple) sur les gains. Les produits fiscaux sont imposés seulement lors d’un rachat partiel. De plus, la transmission bénéficie d’un cadre souple et souvent exonéré jusqu’à 152 500 € par bénéficiaire.
Combiner immobilier et contrat d’assurance permet de préparer la transmission du patrimoine tout en optimisant la gestion. Les parts de société civile détenues dans une assurance-vie échappent à la lourdeur de la succession classique.
Un levier de financement
L’assurance-vie peut aussi aider à débloquer l’assurance pour un achat immobilier. Les rachats partiels servent souvent d’apport ou de garantie lors d’un prêt. Certaines banques acceptent même le nantissement du contrat plutôt qu’une hypothèque. Cette flexibilité transforme un produit d’épargne en levier d’investissement immobilier.
D’après Banket.fr, de plus en plus d’épargnants utilisent cette approche pour financer un nouveau projet locatif tout en gardant leurs parts immobiliers productives. Vous restez investi et vos placements continuent à générer des rendements.
Les objectifs concrets
Combiner immobilier et assurance-vie poursuit trois buts :
- Répartir les menaces et stabiliser la rentabilité.
- Maintenir un cash-flow suffisant pour financer de nouveaux projets.
- Simplifier la gestion de votre patrimoine, sans renoncer à la performance.
Cette méthode s’adresse à ceux qui souhaitent faire fructifier leur argent tout en gardant une vision long terme de leurs plans d'action patrimoniales.
Investissement immobilier direct vs via assurance-vie
L’achat immobilier direct et l’immobilier assurance-vie poursuivent la même finalité : accroître la valeur du capital et générer des revenus. Pourtant, leur fonctionnement diffère profondément.
L’immobilier locatif direct
Acheter un bien avec un prêt permet d’utiliser l’effet de levier du crédit. Vous percevez des loyers, amortissez la dette et valorisez le bien à long terme. Le rendement de location reste attractif, mais la gestion immobilière demande du temps et de la rigueur. Travaux, impayés, fiscalité… chaque détail compte.
La liquidité est limitée : vendre un bien peut prendre plusieurs mois. Les menaces de vacance ou de dégradation existent. En revanche, vous contrôlez chaque décision et profitez de la hausse du marché immobilier.
L’immobilier via un contrat d’assurance-vie
L’immobilier via assurance-vie fonctionne différemment. Vous investissez dans des parts immobiliers via des SCPI, des OPCI ou des SCI. La gestion est déléguée à des experts. Vous n’avez ni locataires ni charges à assumer.
Les rendements oscillent entre 3 % et 5 % selon les outils choisis et la conjoncture. Vous pouvez arbitrer vos placements à tout moment pour ajuster votre stratégie. Le cash-flow est meilleur : un rachat partiel peut se faire en quelques jours, sans vendre un bien.
Sur le plan fiscal, les gains ne sont imposés qu’au moment du rachat, et les avantages taxables après huit ans renforcent la rentabilité.
Pour quel profil d’investisseur ?
L’investissement immobilier direct convient à ceux qui veulent bâtir un patrimoine tangible et profiter du crédit. Il attire les profils actifs, proches du terrain, qui aiment piloter leurs actions immobilières.
L’immobilier via assurance-vie, lui, séduit les personnes recherchant un placement souple, fiscalement avantageux et sans gestion. Les SCPI OPCI ou les SCI assurance permettent d’accéder à l’immobilier avec un ticket d’entrée faible et un élargissement immédiat.
Pour un cadre supérieur, un chef d’entreprise ou un entrepreneur expatrié, ce modèle combine rendement, souplesse et sécurité fiscale. Ces deux formules ne s’opposent pas : elles se complètent. Le direct bâtit, le contrat équilibre. Ensemble, elles créent une stratégie patrimoniale complète, adaptée à la réalité du secteur et aux ambitions de long terme.
Montage pratique et stratégies pour investisseur
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Une bonne stratégie se prépare avec méthode. Avant d’investir, il faut d’abord choisir le bon contrat, définir vos objectifs et déterminer l’horizon adapté à votre situation patrimoniale. Chaque étape compte, car elle influence la rentabilité future et la souplesse de gestion.
La première décision consiste à sélectionner un contrat d’assurance-vie complet, proposant des supports variés, notamment des placements immobiliers. Certains contrats intègrent plusieurs SCPI, OPCI ou SCI, chacune avec sa spécialité : bureaux, logements, santé ou logistique. Vérifiez la composition, les frais et la politique de distribution avant toute souscription.
Ensuite, fixez une enveloppe cohérente avec votre profil d'investisseur. Investir dans l’immobilier via une assurance-vie nécessite de définir un horizon d’au moins 8 ans pour profiter pleinement des avantages fiscaux. En dessous, les retraits réduisent l’efficacité du dispositif.
Une checklist simple et efficace
Avant de vous lancer, évaluez les points suivants :
- Durée de détention : privilégiez le long terme pour lisser les cycles immobiliers.
- Frais d’entrée et de gestion : comparez-les attentivement, ils varient selon les entreprises de gestion.
- Rendement historique : ne regardez pas seulement la performance d’une année, mais la régularité sur plusieurs exercices.
- Cash-flow : certaines SCPI imposent un délai avant la revente des parts.
- Qualité de gestion : fiez-vous à la solidité de la société qui pilote les actifs.
Ces vérifications garantissent un investissement équilibré et limitent les mauvaises surprises. Elles s’appliquent autant à un premier contrat qu’à une stratégie plus avancée.
Plan de diversification et de transmission
Un porteur de projet averti ne met jamais tout sur un seul support. La clé réside dans l'élargissement entre immobilier, obligations et fonds actions. Cette répartition permet de stabiliser le capital, même lorsque le marché traverse une période complexe.
L’assurance-vie facilite aussi la transmission du patrimoine. Vous pouvez désigner librement vos bénéficiaires, adapter la clause selon votre situation familiale et anticiper la succession sans passer par un notaire. Cette flexibilité séduit les personnes qui pensent long terme et souhaitent préserver les intérêts de leurs proches.
Exemple d’application
Prenons le cas d’un investisseur déjà actif en location classique. Son portefeuille génère des loyers réguliers, mais reste peu liquide. Il choisit d’ajouter une part d’assurance-vie immobilière pour équilibrer ses dangers. Les revenus issus des SCPI complètent ses loyers, et une partie du contrat sert de garantie pour un futur projet. En quelques années, il obtient un meilleur équilibre entre performance et sécurité, tout en allégeant la gestion quotidienne.
Cette approche s’adapte à tous les profils, du cadre supérieur au retraité souhaitant transformer un capital dormant en revenus récurrents. L’objectif n’est pas de tout changer, mais de compléter l’existant avec une solution plus souple et progressive.
Risques, limites et points d’attention
Aucun placement n’est exempt de menace. L’assurance-vie combine performance et sécurité, mais certaines limites méritent attention.
Le rendement n’est jamais garanti. Les SCPI et OPCI dépendent du marché immobilier, des taux d’intérêt et de la santé économique. Une remontée des taux peut peser sur la valeur des parts ou retarder les distributions. Les frais d’entrée, souvent élevés, réduisent la performance à court terme.
Le cash-flow reste relatif. Même si les retraits sont possibles, la vente des dispositifs peut prendre du temps. Il faut donc prévoir un horizon d’investissement long.
Côté fiscalité, un rachat prématuré avant huit ans annule les avantages. Mieux vaut planifier les retraits en fonction de vos besoins réels pour éviter de fragiliser le rendement global.
Enfin, vérifiez régulièrement la gestion de votre contrat. Les performances peuvent varier selon la qualité des sociétés sélectionnées. Comparez la répartition entre immobilier, obligations et actions, et ajustez-la si votre profil ou vos objectifs évoluent.
Pour un porteur de projet expérimenté, cette vigilance s’inscrit dans une logique patrimoniale complète. Surveiller la durée, la part d’immobilier dans le contrat et la cohérence avec les autres placements permet de garder une vision claire et équilibrée.
FAQ
Peut-on acheter un bien immobilier directement via une assurance-vie ?
Non, l’assurance-vie ne permet pas d’acquérir un bien physique. L’investissement immobilier s’y fait via des dispositifs comme les SCPI, OPCI ou SCI.
Quels rendements attendre des SCPI dans un contrat d’assurance-vie ?
Les SCPI en assurance-vie offrent en moyenne 4 à 5 % de rendement brut annuel (source : ASPIM 2024), variable selon la gestion et les frais du contrat.
Quelle est la liquidité de ces supports ?
Elle est meilleure qu’en détention directe : le rachat des parts se fait via l’assureur, souvent sous 2 à 4 semaines.
Quand la fiscalité devient-elle avantageuse ?
Après 8 ans de détention, grâce à un abattement annuel sur les gains (article 125-0 A du CGI).

